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Code Civil: Cicatrice Coloniale

0:00 / 06:04
85 Plays
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10.0/10 (1) Rating
06:04 Duration
2026-02-24 00:52:04 Released

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Overall Rank #12 of 2,338
Top 99.5%
By Plays #12 of 2,338
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Not analyzed
Key
Not analyzed
Time Signature
4/4
Energy
—

Title

Subtitle

12 Stems
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$19.99
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Vocals
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Backing Vocals
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Drums
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Bass
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Guitar
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Keys
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Strings
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Brass
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Percussion
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Synth
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Description

Lyrics

MÊs cicatrices sont dÊs histoires qu’on n’a jamais voulu croire. Chu nÊ en 58 à Manawan. NÊ à une Êpoque oÚ exister, Êtait dÊjà un acte de rÊsistance. Mais mÊs cicatrices sont pas s'a peau. Non. Es sont dains mots. Dans langue qu’on a voulu casser. Dans l'nom qu’on a mal prononcÊâ€Ļ jusqu’à l’effacer. Ça fait mal quand j’y pense. On appelait ça l'progrès. On appelait ça a mission. La civilisation. Pendant qu'on disparaissait en silence. MoÊ, j’appelle ça un gÊnocide poli, un peuple qu’on efface... sans bruit. Y sont pas arrivÊs en criant. Y promettaient doucement : ÂĢ Vote fille est malade, on vous a ramène à l'esplanade. Âģ Y ont promis le retour. Mais y ont organisÊ l'dÊtour. Un avion fend l'ciel. Une mÊre reste s'a berge... SEULE... Sept ans à r'garder es nuages. Comme si l'ciel pouvait rendre c'qu'y a pris. Sept ans à guetter l'bruit d’un moteur. À confondre l'vent avec l'retour de son enfant. Chaque ombre dans l'ciel devenait une promesse. Chaque bruit lointain, un espoir qui s'dresse. A l'vait es yeux comme on prie sans Êglise. A parlait au vent comme si a vÊritÊ s'cachait dans brise. Mais l'ciel rend pas les enfants. Non. Y gardent les secrets des gouvernements. On a posÊ un bol s'a tÃĒte à Lisette, coupÊ ses tresses, coupÊ ses ancÃĒtres. Souliers trop petits. Douleurs apprises. Langue imposÊe. Culture niÊe. On y a dit : ÂĢ Dieu t’aime. Âģ Pis on a brisÊ son corps dans l'mÃĒme système. Y parlaient d'puretÊ avec des mains sales, des mots saints, mais pleins d'gestes immoral. Ey'tait bonne. A l'obÊissait. A l'encaissait. A survivait. A l'a appris leux langue comme on apprend une arme, pour protÊger sÊs frÊres contre la prochaine alarme. Eulalie, elle, deux jours, trois nuits dans le gel. Chien de traÃŽneau. Vent brutal. Destination : pensionnat colonial. Chfeux coupÊs. Ongles serrÊs à coups d'règle suÊ doigts. Pis la faim comme seule loi. On leux a dit : ÂĢ Vos chants sont maudits. Vote langue est interdite. Vote culture est trop p'tite. Âģ On leux a appris l'silence comme discipline en guise de sentence. 11 ans plus tard. A r'vient chez eux, r'gard hagard, A choisit d’oublier le français, de r'cracher a langue qu’on lui imposait. C'qui z'appelaient Êducation, c'tait effacement en formation. C'qui z'appelaient religion, c'tait domination. C'qui z'appelaient ordre, c'tait une hiÊrarchie qui mord. L'passÊ meurt pas. Oh non. Pis Eulalie l'savait, y r'vient la nuit. On parle de rÊconciliation comme d’une belle intention. Mais sans vÊritÊ, c’est du silence maquillÊ. On dit que l'racisme et pus d’actualitÊ. Mais l’actualitÊ suffit pas. Y faut entendre ceux qui ont portÊ l'poids du silence. L'gÊnocide a pas toujours une arme. Parfois y a une Êcole. Parfois une croix. Parfois une loi. On a pris leux enfants. Leux terres. Leux noms. Leux prières. On a fait du vol un envol. Et d'l’envol, un vol, pis après on a d'mandÊ pourquoi y'Êtaient brisÊs. On parle de ÂĢ chapitre sombre Âģ comme si l'ombre habitait pas encore les nombres. C'est pas une page. C’t un hÊritage. Une lignÊe coupÊe. Une mÊmoire amputÊe. Les traumatismes voyagent de visage en visage, de gÊnÊration en gÊnÊration. Lisette a survÊcu. Eulalie a survÊcu. ÉchÊkuan a survÊcu. D'autres ont pas eu cette chance. Et ceux qui sont r'venus, sont jamais r'venus en entiers. Non. Y marchent encore aec les fantômes à leux côtÊs. Ce slam est pas vengeance. C'est mÊmoire en rÊsistance. Nommer, c’est pas diviser. Nommer, c’est assumer. Dire gÊnocide. Dire vol. Dire violence. Dire viol. Pas pour accuser. Non. Mais pour dÊfendre ceux qu’on est encore en train d'effacer. Pour protÊger c'qui reste : la terre, les liens, la mÊmoire vivante. La Terre Mère. Parce que ça continue. Autrement. Plus proprement. Mais ça continue. Quand on transforme une culture en costume d’Halloween. Quand on porte leux plumes sans porter leux histoires. Nous, on voit un dÊguisement. Eux, y voient une mÊmoire. Parce que la vÊritÊ dÊrange, mais le mensonge ronge. Et tant qu’on r'garde pas l'ciel en r'connaissant c'qu’is ont vu, Y aura toujours une mère là, à attendre un avion qui r'viendra jamais.

Audio Variations (2)

Code Civil: Cicatrice Coloniale - Variation 1 05:51
Code Civil: Cicatrice Coloniale - Variation 2 06:04

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