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Ceux Qui Restent

מאת Ulysse
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Dec 11, 2025 יצא לאור

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אֵנֶרְגִיָה
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מילים

? « Ceux qui restent » — Triste & Gangster (5 min)

(Intro — sombre, sans émotion)
Dans l’quartier, c’est jamais l’hiver qui fait l’plus mal…
c’est l’absence.
Check ça.

Couplet 1

On a grandi sur des trottoirs qui prenaient soin de personne,
où les balles parlent plus vite que les promesses qu’on se donne.
On a appris à sourire même quand la vie nous cogne,
pis à cacher nos larmes derrière l’fumée d’un gun.

Y’a des frères qui sont partis trop tôt,
la rue les a pris sans retour, sans écho.
J’me rappelle encore leurs voix dans l’blocco,
mais aujourd’hui c’est juste l’silence qui répond.

Les nuits sont longues quand t’as plus personne à appeler,
quand t’fixes ton ciel pis qu’tu sais qu’y reviendra jamais.
On joue les durs, mais entre nous on sait,
qu’la douleur, c’est l’seul vrai truc qu’on partage en secret.

Refrain

On parle de ceux qui restent,
pas de ceux qui fuient.
Ceux qui encaissent,
ceux qu’la rue détruit.

On parle de ceux qui tiennent,
même quand leur cœur pourrit.
De ceux qu’on ramène
seulement dans nos nuits.

On est ceux qui restent…
mais on survit à moitié.

Couplet 2

J’compte les amis comme les billets :
y’en a moins à chaque année.
Les vrais meurent ou se font arrêter,
pis les faux veulent juste s’proclamer “famille sacrée”.

Dans l’bloc, les histoires finissent souvent pareil :
une mère qui pleure, un frère qui veille,
un jeune qui s’perd pour un gramme ou une paye,
pis une ville qui continue de tourner comme si rien s’réveille.

Y’a Micha qu’on a perdu un soir,
une balle perdue juste pour une histoire d’regard.
J’pense encore à son rire dans le noir,
pis j’me demande combien d’frères faut perdre pour croire
qu’on vit pas, qu’on s’use… qu’on s’bat juste pour pas choir.

Refrain

On parle de ceux qui restent,
pas de ceux qui mentent.
Ceux qui retiennent leur tête
quand tout l’monde les tente.

On parle de ceux qui saignent,
qui vivent dans la tourmente.
De ceux qui tiennent…
même quand la mort les hante.

On est ceux qui restent…
mais on survit à moitié.

Pont (Bridge — sombre, confessionnel)

Et j’me mens chaque soir en disant qu’ça ira,
que mes frères sont au ciel pis qu’ils veillent sur moi.
Mais la vérité c’est qu’y’a des trous dans mes bras,
des trous dans ma vie pis des trous dans ma voix.

J’regarde la rue pis j’vois leurs pas,
leurs ombres courir devant moi.
J’fais semblant d’pas sentir le froid,
mais c’est leurs absences qui gèlent mon cœur en bas.

Dernier Refrain (plus lourd, sans espoir)

On parle de ceux qui restent,
ceux qui paient l’prix fort.
Ceux qui perdent leurs proches
avant d’perdre leurs remords.

On parle de ceux qui marchent
sur des routes sans lendemain,
ceux qui survivront peut-être…
mais jamais très loin.

On est ceux qui restent…
mais on survit à moitié.
À moitié hommes,
à moitié blessés.

Outro — froid, posé

Si un jour j’suis l’prochain…
parlez pas d’moi comme d’un roi.
Dites juste :
“Y’a fait c’qu’y a pu…
dans un monde qui voulait pas d’lui.”.

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Ceux Qui Restent - גִרְסָה 1 03:00
Ceux Qui Restent - גִרְסָה 2 03:19

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